• Programme : Construction neuve de 155 logements + commerces
  • Lieu : Lyon, ZAC Villeurbanne la Soie - Ilot C, 69.
  • ZAC Villeurbanne la Soie - Ilot C, Lyon.
  • Calendrier : Concours : 2015.
  • Client : COGEDIM Grand Lyon.
  • Maîtrise d'œuvre : Hamonic+Masson & Associés (architecte mandataire) y.architectes (architecte associé).
  • Coût : 12,5 M€ HT.
  • Surface : 8 751 m2.

ZAC Villeurbanne la Soie - Ilot C

La hauteur est souvent associée à la modernité, à l’esthétique de l’architecture contemporaine.

Aujourd’hui, la hauteur doit être abordée comme un outil d’aménagement : elle peut créer de la densité à certains endroits pour se réserver le choix de ne pas en faire à d’autres.
Nous proposons un projet qui s’inscrit clairement dans une approche prospective du logement en ville.
La hauteur va nous permettre d’engager un nouveau rapport du logement et de son rapport à l’extérieur.
L’immeuble de grande hauteur permet d’être dans la ville, tout en étant à l’écart, de voir l’espace.
Les avantages d’habiter là sont de ne pas avoir de vis-à-vis, de vivre dans le ciel sans rideaux aux fenêtres. La vue panoramique permet de voir la ligne d’horizon, la course du soleil, les saisons...

Habiter en hauteur donne plutôt le sentiment d’être privilégié. Pour la vue, la lumière, le soleil...
Certains disent qu’ils ont « la tête dans les étoiles ». Mais pour que cela soit satisfaisant, il faut de la convivialité, des ascenseurs performants et des immeubles bien insérés dans leur quartier.

De nombreuses personnes aspirent à vivre dans un habitat individuel, de type pavillonnaire. Les raisons de ce désir sont multiples : déjeuner dehors, avoir un rapport direct avec la nature. Toutes ces qualités doivent être intégrées à l’échelle des appartements dans un immeuble collectif.

Ce projet affirme la volonté d’engager un dialogue avec son espace environnant dans le but d’initier une nouvelle manière de vivre ensemble, basé essentiellement sur la générosité des espaces extérieurs privatifs et collectifs. C’est par un jeu d’accumulation, de superposition des sols que va se constituer l’architecture des bâtiments et de l’espace public. Le jeu des balcons accentue son rayonnement avec l’environnement proche et lointain. Le luxe en ville c’est d’avoir son propre espace extérieur, symbole du sol, de la maison, de l’ancrage à un sol terrien. Nous avons introduit une gradation dans la façon d’habiter la hauteur, les premiers niveaux déclinent des espaces extérieurs différents, l’introduction d’un bac planté intégré au garde -corps permet une appropriation différente des terrasses. Plus on s’élève, au delà de tout vis-à-vis, plus la terrasse s’adresse vers l’extérieur, le plancher devient un prolongement du sol sans obstacle visuel avec le ciel, les jardins d’hivers protégent des vents et des intempéries.
Les commerces et les différents accès situés sur l’ensemble du RDC accompagnent le « volume du
piéton ».

Lieu de la transparence, de la profondeur, de perspectives riches et diverses, ce « volume du piéton » enrichit la ville en offrant un caractère dynamique et vivant sur l’ensemble du périmètre de notre projet.

Un projet prospectif
Nous proposons une écriture simple, ciselée qui s’inscrit dans un registre contemporain.
Notre bâtiment renvoie l’image d’une grande sobriété de par son caractère et sa vêture. Enveloppées d’un manteau subtil de teinte claire, les façades permettent de capter la lumière. Elles répondent aux bâtiments environnants par un jeu toujours changeant de reflets, de lumières, de teintes, grâce à sa vêture.

Un paysage en hauteur
Nous proposons un bâtiment “paysagé” : un “biotope” habité. Ce projet affirme la volonté d’engager
un dialogue avec son espace environnant dans le but d’initier une nouvelle manière de vivre
ensemble, basée sur la générosité des espaces extérieurs privatifs et collectifs.

Le travail sur le skyline permet d’introduire des variations au niveau de la silhouette qui se découpe dans le ciel, mais aussi de multiplier des appropriations différentes des toitures. Il permet ainsi d’offrir une vision d’échelles variées aux habitants alentours, et des lieux diversifiés pour les usagers du bâtiment. Le projet joue ainsi sur l’idée de mouvement, d’arrière-plan et de multiplicité. Le bâtiment rayonne de jour et nuit, offrant à la ville un nouveau lieu, un nouveau repère dynamique.